12/01/2012

Et on dansait comme des sauvages.

Il ne reste plus qu'à crier dans cette tempête qui ne souffle pas, qui reste en travers de la gorge comme une lame acide qui m'égorge. La musique tambourine et il faudra attendre demain 18h pour respirer, respirer enfin. Je n'ai pas vu de flaques d'eaux pourtant la vie est trouble, et j'écoute des freestyles géniaux depuis que je suis rentré chez moi, pour me sentir à l'ancienne, pour redécouvrir une jeunesse heureuse faite de rap qui claque à n'importe quelle heure : jour nuit ; étrange panorama. Et dehors seul les chiens aboient, il n'y a pas de caravane ni de gypsies dans le passage, juste des guitares qui se lamentent et un piano désaccordé. On a oublié de faire une grande fête, d'être heureux et ivre. On est juste coincé ici, entre deux eaux, deux quais mais trois gares alors que la voix est enraillée, et qu'il ne reste qu'un album blanc à passer. Sur le manège les gamins s'égaillent, et je suis citoyen d'une citée sans rêve, sans horizons. Je souris tout de même, même si ça fait mal au bide, il faut savoir forcer la chance, tenter la joie. Remplir son ventre de liquide, tremper sans cesse cette peau sèche, et sentir la vie à nouveau qui court partout ; loin de la musique aigre du carrousel. Je souris, je montre mes dents de loup, je ne mort que le vide pour le moment.


Je prends une grande respiration, apnée jusqu'à demain : 18h.

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