11/01/2012

Il s'agit de parler de soi, sans ne rien dire.

Au premier regard, je me suis vu édenté et peut-être j'ai imaginé qu'il fallait que j'arrête de rêver, que j'arrête d'avoir la tête en l'air pour capter les étoiles. Dans mes yeux, il y avait que le regard fatigué de la nuit courte, des nuits courtes que j'enfile nouvellement soucieux, j'écoutais Rachel & Cali de Damien Jurado comme là maintenant.
Dans la précipitation ce matin, j'ai oublié de dire que finalement, je n'étais pas malheureux, juste à l'arrêt. Il faisait un froid très sec dehors, et je dois dire que les mines inquiètes ne m'ont pas fait battre le coeur. C'était quand même bien, de se retrouver tous, d'avoir l'impression de revivre normalement. Alors bien sûr j'ai composé et je suis sorti de l'amphi F en disant que je savais pas ce que j'avais fait, enfin, que ça valait peut-être rien. Et bien sûr tout le monde m'a dit d'arrêter mon cinéma. Et c'était bien ça. Comme l'impression que tout recommence.
Je me suis rendu compte à quel point il est atroce de dire "c'est la vie" lorsque l'on parle de la mort. Je me suis rendu compte que la vie est forte aujourd'hui, lorsque tu as sauté dans mes bras, en sortant juste après moi de la salle d'examen. On avait pourtant passer la nuit l'un contre l'autre. C'était doux, intense comme une musique que l'on se répète pour se donner du courage. J'ai décidé d'être courageux, comme si 2012 était l'année pour cela. 2012, je l'espère juste moins pourrie que 2011, ce sera bien déjà. Et c'est pour ça que je l'épelle, que j'en parle qu'avec détachement.
Et puis, peut-être une année venteuse, pour le moment, je garde mes poings un peu moins fermés, j'essaie les pointillés histoire de rendre un peu de vie à l'image figée que j'ai donné de moi-même ces jours-ci. Je souffle sur mes mains, pour quelles soient chaudes sur ta joue. Et te dire que je trouve tes yeux très beau, et que ton sourire à la douceur de ces nuits de juin qui ont des airs de matin de printemps.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire