Soleil sans rien d'autre par la fenêtre. La chambre est exiguë, mais c'est bien, c'est bien. Ca apaise le cerveau les chambres repliées sur elle-même, ça dilate le bon temps. Je souffle l'air de rien la fumée de ma cigarette, je devrais l'allumer pour avoir l'impression de fumer. Tu veux me lire Sade avec un sourire pervers, histoire de voir. Tu pars, tu reviens et il y a du vent dans le couloir alors que tu me dis "Adieu" en attente de retour.
Moi, les pieds nus, je sifflote et écoute cette musique qui rend si mal sur de si petites enceintes. je me laisse bercer par la fatigue, les émotions de la matinée. Il paraît qu'il faut que j'arrête d'être triste alors je me réfugie, là, dans ce bout du monde de 9 mètres carrés, à peine. Totalement délabré, de la moisissure au plafond et l'impression qu'il pleut tout le temps sur cette vitre. On se sent bien là où il y a ton odeur, alors je m sens bien ici, qu'importe la largeur des murs, de toute façon y a que nous qui faisons du bruit ici.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire