22/01/2012

Sunday morning à la sauce 21ème siècle ; parce que l'histoire se répète.

Sans m'appesantir sur l'herbe qui n'est pas verte, je marche tremblant pour que le jour se lève. Au loin les arbres bougent comme portés par une musique folle et sans rythme. La tête dans les nuages semble répéter mon reflet dans le miroir teinté de buée. Je sors dans le salle de bain propre mais différent à chaque fois, comme si les couches de crasse que j'enlève font de moi un homme plus grand. Une dame est morte dans mon quartier, et je pense à cette lettre sans destinataire que j'ai écrit, il y a un moment déjà, lorsque la vieille d'à côté été morte.
C'est un dimanche sans doute plus que normal. Le repas gargantuesque du midi, les pieds nus sur le sol froid et mes parents pour me dire de mettre des chaussettes. L'envie de partir, être chez moi ailleurs qu'ici mais le plaisir aussi que l'on me répète sans cesse les mêmes choses. Cloué à mon lit à trainer, attendre que le temps passe : "tu rêves" ? non, je crée.

Il faudrait sans doute que je m'occupe autrement, pour le moment, je regarde le ciel être bleu, je regarde la maison en face de ma fenêtre sans rien n'y distinguer. Je devine au loin la mer ondoyante sous ce mistral timide. Cela en fait, des jours où je ne me suis pas rendu ivre, mais c'est peut-être bien aussi, l'idée que je me stabilise. Je n'écoute plus les morceaux tristes dont j'avais l'habitude de m'abreuver. Je préfère laisser ça à d'autres, à des gens bien plus fort que moi.

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