10/02/2012

Freestyle.

Que fera ma voix éraillée dans ce silence gêné ? Vide sur vide. Oui, très vide. Peut-être mourra-t-elle à peine née. Et le bruit viendra après, affamé. On ne peut lui en vouloir, c'est une histoire de cage, de malaise social et de tours qui sont, il faut le dire, grise. Au final, on rêverait voir de la lumière qui traverse le ciel bas, mais pour le moment il neige pendant des heures sans que personne n'ose dire que l'on en a rien à faire qu'il fasse froid en hiver ; pour une fois l'hiver est vrai à Marseille et tant mieux peut-être.
Mon casque sur l'oreille je rase les murs glacés. Je bouge la tête dans l'ombre du grenier, j'entasse des feuilles vierges et volantes, rayé de noir de quelques mots qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Et au milieu de ce cadavre peu ragoutant d'idée, je me dresse. Je bouge pas, j'attends ton retour, pour avoir le sourire.

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