Il est loin le temps des supernova, maintenant c'est triste, mais faut savoir qu'il n'y a qu'un tableau noir et vierge qui me contente. Je gribouille plus sur mes cahiers, je n'ai plus de cahier, j'ai tout jeté de mes expériences, je n'en avais que faire et pour la peine, je relis John Fante pour me donner le sourire ; Wait Until Spring, Bandini. Comme si ça s'adressait à moi. Mes pulls à grosses mailles mon Duffle-coat, et les écharpes dérisoires de nuages dans le ciel bleu glace. J'ai peut-être de l'allure, l'air intemporel, j'ai figé beaucoup de souvenir au creux de mes mains alors que les alpes brillaient de blanc. Sur les chemins du retour, je pense au pèlerinage terrible de mes lectures. J'écoute toujours les mêmes tubes à la radio. Je fais dans le facile, tape dans la caisse et le garde-manger pour me maintenir en forme.
Il est loin le temps des supernova, le temps où l'on s'aimait pas et que l'on croyait s'aimer trop. Maintenant une minute loin de toi est un calvaire aux odeurs de carnage. Et tu m'incarnes, et je t'incarne ; lorsque le papier d'Arménie brûle dans ton antre, moi je veux juste te faire l'amour nus au milieu du vide de ce bâtiment austère : loin du bruit tapageur des autres vies, parce que des autres, on s'en fout. Il est loin le temps des supernova, mais dans mes bras, j'accueille la lumière. Et la passion s'envole comme des flocons de vie au milieu de cet hiver retardataire.
Ah ce que ça me parle, ça me touche même.
RépondreSupprimerMerci, c'est plutôt flatteur ce que tu racontes :)
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