06/02/2012

wild, wilder, wildest.

Des filets d'idées s'échappaient de ta clope et ensuite, je me suis réveillé. Tu étais là, et c'était doux je crois. Il y avait des synthés qui égrenaient des idées, il était minuit et quelques malgré mes lunettes de soleil, et on tombait dans cette danse à mille temps. On faisait l'amour aussi, à en avoir des courbatures, à se sourire au final, avec cette rage que la vie ne cesse de répéter à nos oreilles. Il fallait que l'on se venge, et à la fin t'as allumé ta clope pour que tes idées s'échappent.
Je regardais le ciel sans étoile en frottant mon nez, cela avait beau être l'hiver, j'avais l'impression de brûler près de toi. Tu m'as parlé d'étoiles filantes et j'ai pas compris ; et j'ai souri. Je bougeais la tête sous cette lumière violette et soudain pâle, hachée, du stroboscope. On sautait partout, heureux de vivre, mes cheveux collant sur mon front suant. Toi t'avais ton haut transparent, celui de nos premières embrassades. Que peut le désespoir contre ça ?
La nuit lorsque tu n'es pas là / lorsque je ne dors pas / je pense à toute cette vie que l'on mâche pour pas tomber, et je me sens plein. Même si la vie est triste, que la pluie tombe et que parfois même il neige. Même si les mots des autres font mal aussi, parfois. On marche, on marche. On parcourt la nuit comme toutes ces autoroutes où l'on ne sait mettre le pied sans vibrer. Et chaque soir la piste de danse scintille de nous attendre. C'est à partir de là que la vie devient belle.

// Alors que j'ai parcouru la nuit froide pour rentrer dans mon royaume, j'invoque ces mêmes sons sortis des années 80, d'une idée des Etats-Unis, surtout de Miami. A la recherche de néons roses et turquoises dans cette nuit glaciale, j'ai laissé le vent me parler de musique. Les madeleines sont synthétiques, il faut s'y faire. Il y a cette photo de toi que je retourne sans cesse dans mes mains à m'en user les doigts. Et je bouge la tête, en espérant que tu penses à moi. //

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