Si marcher sur le fil ténu du vent est une occupation, alors je suis funambule. Sinon, je ne suis qu'un gosse à frapper avec une batte de baseball. Pour que l'hiver soit sans encombres.
27/03/2012
C'est pas l'heure de m'en aller, le moment d'y passer ; encore.
On a remballé les idées cadeaux fraîchement dépaquetées. On a écouté des chansons tristes. Les roues boueuses ne percent pas les tympans, et pourtant ce bruit me fait tomber dans les bruits du monde : là où tout se fige. On a essayé d'être joyeux tous ces dimanches matins et pourtant revient l'idée que sans toi moi j'suis foutu. Les vieux fantômes qu'on a mis dans le placard et l'armoire pousse trop fort et ça fout du bordel dans la chambre. Je referme le clic-clac et passe l'aspirateur sur une poussière qui me plaisait : elle était belle. Les rimes du même au même n'ont pas fait de nous des être semblables sensiblement différent. Je remue les briquets sans essence, cherche l'étincelle. Je rédige un mot d'amour, juste pour tes beaux yeux : juste pour que tu me serres contre toi et que tu me dises que tu m'aimes, pas que t'es en colère. c'est étrange comme un paquet de clopes éventrées, une journée à traîner au lit à ne rien faire, à regarder des images qui sont sans doute des photos défilés monochromes sur le grand écran d'une salle désaffectée : le grenier. Je laisse le vent être tempête. Il est l'heure sans doute, l'heure d'écrire dire rire. L'heure de tes yeux couleurs chocolats chauds. De siffler un hymne, de te dire des chansons d'amour par texto. Virer les missives, être la missive. Calmé tes peurs, tes cris et ta colère, être le rocher qui malgré tout résiste aux vagues. Être un rocher, que tu sois ma vague.
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