On aura beau parler de limites, je finirai avec une gomme à la main. On aura beau parler, on écoutera que notre salive blanche et dégoûtante au coin de la bouche. A force de trop parler je postillonne et éructe : je n'ai pas une vie intéressante il paraît. J'en ai rien à foutre des jugements bourgeois que je peux récolter et je tourne le dos très fier de ce que je suis. Intègre, j'allume ma clope / intègre je reste, la douleur à la gorge n'est qu'une musique de fond dont je me passe. Les percussions tribales, je ne les ai pas attendues pour être un sauvage. Mon rire tonitrue, il est l'heure de tout jeter tout ce que tu m'avais dit. Il est temps de passer par la fenêtre mes souvenirs de culpabilité. Ma tête bouge, il y a du vent et si je ne pleure, ce n'est pas les mots mais le froid.
Au dessus de tout ceci, de ma vie et mon passé, je flotte. Parce que j'ai appris à relativiser au milieu des plaques tectoniques de la vie : tu ne fais même pas des étincelles, tu déclenches juste un rire narquois. Je suis devenu mauvais. Ce sont les néons et les notes fausses qui m'ont rendu comme ça. Tout comme la lueur des stroboscopes et les pleurs ; les cris pitoyables et gémissants de la prise de conscience.
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