Il fait gris dehors, et ça paraît nouveau comme à chaque fois. Les séquelles de l'hiver sur le mimosa gelé, les restes de l'hiver sur ma peau craquelée. J'ai mis du miel dans mon thé pour apaiser le feu de ma gorge. J'aurais voulu te dire. J'aurais voulu te dire, alors j'ai essayé de dire, mais il n'y a pas assez de mot tu sais. Et c'est caricatural. Mais tout ce qui est cliché je colle tout ça aux murs. Dépouillé sans toi, sans ta présence, les clips sur directstar sont redevenus insipide. J'attends que l'heure tourne, young & wild écrit au crayon sur le bureau pour que tu commentes la prochaine fois que tu seras à ma place. Je ne sais plus être acéré, mais tant mieux dans le fond. La douceur de tes mots enjolive plus qu'autre chose les longues journées où seuls les murs m'écoutent : la maison est déserte. Je chantonne, faux. Ce n'est pas le bon ton.
J'ai un sourire permanent et fatigué, comme repu de vivre, et c'est bien ça oui alors que je grignote une brioche tranchée et toastée. Je suis heureux de vivre, et calme de vivre. Et pour le mec borderline que je suis, c'est beaucoup tu sais.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire