16/04/2012

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/J'ai laissé deux slashs comme ça, au milieu de la page comme des balises, en pensant à toutes les histoires que je pourrai y mettre. Entre ma tête, entre mes pensées, je crois que j'ai trouvé un moyen d'avoir le coeur apaisé. De ne plus sentir toute cette rage battre. Le loup dans mon coeur ne crie plus à lune, et j'écoute ces chansons si douces qu'elles me donnent une envie de pleurer très saine. J'ai payé le bus avec mes derniers euros, pour rentrer chez moi. Quand je suis descendue, il y avait un de ces vents qui rend triste et qui dit si bien la complexité de la vie, de cette ville. J'étais bien je crois. J'étais plutôt beau je crois. Je me ressentais comme tel, et il y avait longtemps que tout ceci n'était pas arrivé. J'étais bien, plutôt beau, à sourire au mistral et en me répétant sans cesse cette expression que j'aime : "vaille que vaille", comme un mode de vie de marin intrépide face à la tempête. Je voulais faire fortune, je suis sur que j'en suis capable. Ca me fait rire rien que d'y penser, ne me trouvant pas vraiment crédible. Je gomme les traits que je pensais de moi, peu à peu. Je gomme et je remplace par une image qui pourrait être une photo si ce n'était un film un peu vrai. Et les dimensions, dès lors, me semblent une triste affaire. Je lis ces poèmes que je ne veux pas étudier. J'expulse le stress et l'angoisse d'une journée bien trop fade. Il est temps de se caler dans le lit et regarder un film débile. De toute façon je suis sans le sou, et tu n'es pas là pour que l'on fasse l'amour. Triste vie. Joyeuse vie/

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