26/07/2012

l'incruste.

C'est comme revivre sans cesse la même histoire en sachant qu'elle se finit toujours pareil. C'est du coup infini, et la répétition perpétuelle c'est comme un verre qui se casse sur le sol : ça m'éparpille. Et je tire sur la clope jusqu'à ce que le filtre brûle. Ah non, ça c'est eux. Moi, ça m'emmerde qu'ils aient pris possession du canapé, de la table basse et surtout de la télécommande. Parce que les clips du coup c'est pas les bons et j'attends que le temps passe. J'attends qu'ils partent, je risque d'attendre longtemps. J'ai des vieux relents d'histoires qui me foutent la gerbe, je compte les secondes. C'est l'heure de casser des guitares ou du sucre je sais pas trop, de casser du sucre avec une guitare. Je regarde complètement décalé de la seconde, et je n'aime pas ça. Je monte le son de la télé même si ça m'emmerde, autant bouger la tête.

// Si j'appréhende c'est parce que tu me manques et que je ne me sens pas fort. Je ne me sens pas comme ce jour où tu es venue chez moi et que tu as fait un choix qui était terrible pour toi. Un jour de décembre où je n'aurai rien pu faire d'autre que casser le temps, que casser les verres, me regarder m'éparpiller. Des vieux restes des années précédentes, et l'impression de ne pas avancer. Heureusement, ils m'épargneront secret story ce soir, du moins j'espère. Rien n'avance, rien ne bouge. La déprime est un monde plane, un monde de l'immobilité, malgré les trains, les aller-retour qui ne cessent pas avec un uniforme débile. En attendant ils gueulent et ça m'emmerde. En attendant.

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