Enfin le vent se lève et j'ai beau écouter Niggaz in Paris à en devenir, regarder ce clip à en devenir épileptique, reste au milieu de mon regard ce point lumineux qui ne disparait pas depuis cette nuit trop arrosé. Transpirant mais céleste, c'est ainsi que je m'imaginais durant mon adolescence, rêvant d'être ce que je n'osais pas être ; maintenant rincé à l'alcool je laisse les veines de mes tempes battre la mesure et le sang frapper mes oreilles à m'en rendre sourd lorsque mon rythme cardiaque s'accélère.
Alors que j'ai une cicatrice ridicule sur le bras, j'attends septembre comme une douce mélodie de feuilles qui s'échappent, et peut-être saurais-je à nouveau des mots qui ne sont pas aseptisés. Pour le moment, je perds le fil, je pense à ton cul et ça va alors que maintenant il y a ce morceau que tu aimes à la télé et que je trouve faible. je monte le son je t'imagine là rien faisant sur le canapé, et le vent est doux il amène les odeurs de barbecues orgiaques du quartier. L'été est une belle saison, c'est triste que j'en ai perdu la raison, la consistance et le goût, mais tant pis je bouge la tête, alors que ma nature me rattrape.
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