02/09/2012

Amen //

Et les trompettes sont des hymnes comme je le dis souvent ou comme j'oublie de le dire souvent. Rincé à la bière, ne reste que les mêmes mots qui reviennent souvent dans la bouche. les oreilles sonnent comme si les basses étaient killées par ce DJ bien trop mauvais au scat qui sort les mêmes nouveautés depuis deux ans se croyant frais. La boucle écrase ma tronche, parce que c'est la bonne musique, le bon rythme le bon moment. Alors que la nuit s'annonce longue, qu'il est quatre heures du matin peut-être, les dents deviennent longues, les sourires carnassiers de l'alcool et sur mon visage la marque de toutes ces griffes que je ronge au bout de mes doigts. Les larmes de sang ne sont que des hallucinations que j'apprécie momentanément alors que la vie me défonce. le bruit du briquet est rassurant comme un calin que j'ai oublié, comme la chaleur des mains qui se tendent. Et sur ces bancs inconfortable, combien de choses se règlent, combien d'embrouilles aboutissent ? on finira bien vieux et triste.

hier il est l'heure d'écrire et de vivre, de respirer enfin parce que la vie est dure ;
Les guitares comme les cuivres
Sont les instants gâtés de Jéricho
Exil
Et sans idée la vie reste faible. j'ai oublié les rimes, le rythme et la poésie. Toujours la même chanson en tête comme une ritournelle guerrière. Je ris quand même, je ne crois plus au destin, je ne crois plus en rien ; peut-être ai-je la rage // l'automne arrive.

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