Où en sont les lignes droites alors que je tangue ? Il parait qu'il fera bientôt froid, il parait que le vent souffle parfois. les musiques sont les mêmes, les schémas les mêmes, alors que j'arpente les nuits loin de ton corps comme on plonge dans des gouffres trop profond pour prêter à sourire. Et j'aimerais poser le doigts sur quelque chose, sur une surface bien plus vraie que les mots et la mort. Dans les creux des vagues de nos peaux, dans les creux des couettes et des sens qui se retrouvent flingués ; la faute à la drogue sans doute. La larme est facile mais elle assèche le gosier et j'ai bien trop soif, malgré mes envies de sucre et mes pieds emmêlés. J'attends l'heure où les réveils sonnent pour marcher droit ; because you're mine etc.
Reste le bruit de la musique, les boîtes vides des surgelés qui nous maintiennent en vie, et les ritournelles désespérantes (la meilleure des polices, tu sais). La guitare à bout de souffle me fait courir le cul sur ma chaise. Je plonge dans des pages profondes, je me taille les veines de cette encre encore noire qui a une douce saveur. Et on aura beau crier, on aura toujours nos voix de gosses. Je pense à ta peau et elle est douce, et c'est le seul souvenir que je veux garder alors que ma tête bouge, alors que j'ai la rage et je veux frapper mais que seul le vent me répond. les lignes droites ont du fuir, de peur d'être rattrapée par l'acide de nos tempêtes.
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